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A lire : polar : L'Aiguille dans la botte de foin d'Ernesto Mallo

Un très bon résumé et critique sur le blog actu-du-noir. Blog de JM Laherrère que je reprends : « Il y a des jours où le bord de votre lit ressemble à un précipice de cinq cent mètres de fond. Synonyme d’une répétition à l’infini de tâches qu’on n’a aucune envie d’accomplir. Lascano voudrait ne plus avoir à quitter son lit, ou alors pour se jeter dans l’abîme. A condition que ce vide soit bien réel. Mais il n’existe pas. La seule réalité c’est la douleur. […]
Il se jette dans le vide. La douche le débarrasse des restes de sommeil qui s’échappent par la bonde en hurlant. »
 
Ainsi commence L’aiguille dans une botte de foin, premier roman d’un auteur argentin, Ernesto Mallo, publié chez rivages.
 
« Perro » Lascano est un flic atypique : Il essaie de faire honnêtement son boulot, chose pratiquement impossible à Buenos Aires en pleine guerre sale, quand les militaires sèment les cadavres partout dans la ville. C’est sûrement pour deux nouvelles victimes de la junte qu’il a été appelé dans un quartier déshérité. En arrivant, il découvre un troisième cadavre, différent des deux premiers qui ont été de toute évidence jetés là par les militaires : Plus âgé, visiblement tué ailleurs pour être jeté là, il intrigue Lascano qui décide d’enquêter, même s’il sait que cela ne peut lui apporter que des ennuis. 

Je voulais de l’émotion, j’ai été servi !
Ici, pas d’enquête classique, le lecteur en sait vite plus que le policier, et ce n’est pas sa démarche déductive qui intéresse Ernesto Mallo. Non l’intérêt réside dans tout le reste.
A commencer par ce personnage désespéré qui remue les tripes. Le blues de Lascano suinte de toutes les pages, servi par une écriture belle et déchirante … comme un tango (je sais, c’est un poil cliché pour un roman argentin, mais c’est bien ça que l’on ressent). On rentre dans la peau de Lascano, on partage son désespoir, sa fatigue, son dégoût de ce qu’il voit tous les jours. 
Lire la suite directement sur le blog d'origine en cliquant ici 



une interview en  vidéo :

Ernesto Mallo
envoyé par slal. - Futurs lauréats du Sundance.

A lire : Le martyrs des Magdalènes de Ken Bruen

Polar de la série Jack Taylor, ancien policier viré pour alcoolisme reconverti en tant que détective privé et qui se déroule à Galway. L'auteur profite de cette série pour faire un tableau plutôt sombre de la société irlandaise aussi bien présente que passé ...



Quatrième de couverture :
Lessivé, rincé par sa dernière enquête, Jack Taylor tente d'en faire passer le goût amer en éclusant des pintes de Guinness au comptoir de son pub préféré. Alors qu'il répète à qui veut bien l'entendre qu'on ne l'y reprendra plus, Jack est sommé par un caïd local de retrouver " l'ange des Magdalènes ". Contraint et forcé d'accepter afin de s'acquitter d'une dette d'honneur, Jack se retrouve au cœur d'un fait divers des années 1960, et croise bientôt les fantômes des " Magdalènes ", des filles-mères reniées par leurs familles, exploitées dans des couvents catholiques où elles lavaient leurs péchés en travaillant comme blanchisseuses. Hanté par ses échecs passés, poursuivi par une police locale qui lui cherche constamment des crosses, Jack va tenter de retrouver cet "ange", une mystérieuse femme qui serait venue en aide à ces pauvres filles mises au ban de la société. Cependant, comme l'alcool, la vérité est bien souvent trompeuse. Gare au retour de flamme. Ce qui s'annonçait comme une mission rédemptrice va vite se transformer en chemin de croix. Le martyre de Jack Taylor ne fait que commencer...

Auteur : Ken Bruen est né en 1951 à Galway (Irlande). Après une carrière d'enseignant d'anglais qui le mène en Afrique, en Asie du Sud-Est et en Amérique du Sud, il décide de se consacrer à l'écriture. Lauréat de nombreux prix de littérature policière, il est l'auteur d'une dizaine de livres. Le martyre des Magdalènes est la troisième enquête de Jack Taylor dans la Série Noire.

à lire ...















un nouveau grand nom du polar vient de mourir : Tony Hillerman
(voir l'article de Rue89)

Il fut le chantre de la culture navajo, auteur de très nombreux polars se déroulant à la frontière du Nouveau-Mexique et de l'Arizona.

Son héros, un vieux lieutenant de la police tribale, s'appelle Joe Leaphorn. Hillerman le met en scène dans "La voie de l'ennemi" (1970, paru en français chez Rivages comme toute son oeuvre), "Là ou dansent les morts" (1973) et "Femme qui écoute" (1978).
Entre ensuite en scène l'enquêteur Jim Chee, lui aussi navajo, dans "Le peuple des ténèbres" (1980), "Le vent sombre" (1982, porté au cinéma comme plusieurs autres titres) ou "La voie du fantôme" (1985).
Hillerman a aussi écrit "Coyote attend", "Les clowns sacrés", "Moon", "Le premier aigle" ou "Le vent qui gémit" ainsi qu'une autobiographie, "Rares furent les déceptions" (2001).



pour en savoir +, cliquez ici

ou encore ici

ou bien si l'anglais sonne bien à vos oreilles :

à lire ...

James Crumley vient de nous quitter... (voir l'article de Rue89)

Ecrivain américain, né le 12 octobre 1939 à Three Rivers au Texas.

"Considéré par ses pairs comme un des plus grands auteurs de polar, ses romans mettent en scène deux personnages, Sughrue et Milo Milodragovitch, anti-héros excessifs en tout qui rassemblent toutes les obsessions et pas mal des traits de caractère de leur créateur: vétérans du Viêtnam, divorcés maintes fois, portés sur les femmes dangereuses, l'alcool à foison, les drogues dures, les armes à feu et les nuits sans sommeil, toute chose en général sensés représenter un danger pour eux ou pour autrui." source Wikipédia

Son style peut s'apparenter à celui de Jim Harrison.
Il est un des représentants de l'École de Missoula, ville célèbre du Montana.